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Critique de « La Révélation de Chartres » de Christophe Ferré

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« Il n’y a de Dieu qu’Allah l’Unique » : la profession de foi islamique est gravée trois fois dans le grand vitrail occidental de la cathédrale représentant la vie du Christ. Pour quelle étrange raison ?

Révélation de Chartres

C’est à cette question, mais également à bien d’autres, que se propose de répondre Christophe Ferré dans son dernier livre, un thriller mystique intitulé « La Révélation de Chartres« . Force est de constater que ce thriller contient bon nombre de révélations mais que son auteur sera également une révélation pour certains lecteurs de thriller.

Christophe Ferré a déjà une longue carrière derrière lui. Une carrière qui lui a souvent valu d’être récompensé, comme pour « La Chambre d’Amour » (Arléa), Grand Prix international de la fiction radiophonique en 1999, ou pour « La Photographe » (éditions du Moteur), Grand Prix de la nouvelle de l’Académie française en 2010.

Au delà du thriller (bien écrit, plaisant et très documenté sur sa partie historique), Christophe Ferré livre également une réflexion philosophique sur l’époque et ses périls. 
A mon sens cela fait écho à d’autres livres de l’auteur (« L’année du sang », « GIGN, 40 ans d’actions extraordinaires » co-écrit avec Roland Môntins).
On note également certains thèmes communs : peur du totalitarisme, allusions à la figure et à l’assassinat de JFK, certains complots en toile de fond. Le pessimisme par réalisme de Christophe Ferré est doublé d’un optimisme philosophique, voire presque religieux, auquel on sent que l’auteur veut croire et qu’il souhaite mettre en avant à travers ses écrits en dépit d’une sombre réalité. 
 
En bref, Christophe Ferré signe ici un très bon thriller, un livre divertissant mais a plusieurs niveaux de lecture. On attend la suite avec impatience !

Interview sur le site de l’APACOM

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L’APACOM (Association des Professionnels Aquitains de la COMmunication) vient de me consacrer un portrait sur son blog, pour découvrir cet article cliquez ICI .

Un grand merci aux membres de l’association pour cette opportunité et pour leur dynamisme !

Refonte du blog

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Le travail sur le blog s’achève à présent.

Une dernière rubrique a été ajoutée, il s’agit de « Ils m’ont fait confiance ». Cette rubrique vous permettra de découvrir le témoignage de personnes avec lesquelles j’ai eu la chance de collaborer.

 

Cliquez ICI pour en savoir plus !

 

Bonne visite … et au plaisir !

Interview d’André-Paul Duchâteau (2014)

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Je profite de ce nouvel article pour rendre hommage à un de mes auteurs préférés.  Un gentleman à l’ancienne dont le talent n’a d’égal que sa légendaire gentillesse.

YB

On ne présente plus André-Paul Duchâteau.

Celui qui se définit lui-même comme « romancier-scénariste » fait assurément partie des poids-lourds de la bande dessinée.

Après avoir débuté, à 15 ans, comme romancier, l’auteur belge a connu le succès pour ses scénarios de bandes-dessinées, en particulier avec la saga Ric Hochet. Auteur d’une œuvre foisonnante allant du policier classique à la science-fiction, il nous a été permis de converser avec lui par téléphone grâce au dessinateur Bernard Swysen.

Les entretiens successifs que nous avons eu avec M. Duchâteau permettent de mieux comprendre le parcours et les petites recettes d’un véritable auteur populaire, disponible et accessible.

André-Paul Duchâteau se révèle en tous points fidèle à sa réputation de « gentleman conteur ».

 

André-Paul Duchâteau en dédicace

André-Paul Duchâteau en dédicace

 

Yannick Boutot : Vous avez écrit votre premier roman à 15 ans, quels étaient les auteurs qui vous ont donné envie écrire ?

André-Paul Duchâteau : Effectivement cela remonte à loin. J’ai 89 ans et j’ai écrit mon premier récit policier à 15. Il se passait dans mon école. J’étais à l’époque passionné de littérature. J’aimais beaucoup Proust, même si cela va paraitre prétentieux. Montherlant était également un de mes auteurs préférés. J’aimais beaucoup les romans policiers, en particulier Stanislas-André Steeman qui m’a publié à mes 15 ans et demi !

J’appréciais beaucoup les auteurs policiers de l’époque, qu’ils soient anglais, américains ou belges. Sherlock Holmes, quelques Agatha Christie, Ellery Queen également, les deux cousins qui écrivaient sous ce pseudonyme sont injustement oubliés aujourd’hui.

 

 

Yannick Boutot : Comment travaillez-vous sur un scénario de bande dessinée ?

André-Paul Duchâteau : J’écris tout d’abord un synopsis de 3, 4 pages dactylographiées, parfois accompagné d’une esquisse de découpage. Je travaillais ensuite plus particulièrement sur le découpage de deux planches lorsque Ric Hochet paraissait dans Tintin.

A l’origine, Tibet ne savait pas bien où je l’entrainais car le synopsis n’était parfois pas trop détaillé. C’était un jeu entre scénariste et dessinateur, entre lui et moi.

Ensuite, avec l’expérience, j’ai réussi à avoir de l’avance sur lui jusqu’à lui envoyer le découpage intégral d’un album mais c’était au début un vrai travail de feuilletoniste qui me donnait beaucoup de plaisir et qui permettait d’adapter le récit.

 

 

Yannick Boutot : Que pouvez-vous nous dire des adaptations de romans en bandes dessinées que vous avez été amené à signer ?

André-Paul Duchâteau : Cela m’a passionné car j’ai adapté les auteurs et héros de mon enfance qui continuent, aujourd’hui encore, à me fasciner qu’il s’agisse de Sherlock Holmes, Rouletabille ou Gaston Leroux.

Le découpage est un travail passionnant même si j’ai une préférence pour le choix du sujet et le travail en amont.

 

 

Yannick Boutot : Comment s’est déroulée votre rencontre avec Loup Durand dont vous aviez adapté la série TNT en BD ?

André-Paul Duchâteau : Ce fut une très belle rencontre. Il était talentueux, imaginatif et passionnant. Il écrivait les 50 premières pages de ses romans à la main pour prendre le rythme, avant de passer à la machine. J’écris moi-même à la main avant de dactylographier. Cela permet d’avoir un rythme.

Loup Durand était représentant dans l’imprimerie et il a eu ensuite une carrière impressionnante. C’est un auteur injustement oublié, Daddy est un très grand livre.

 

 

Yannick Boutot : Comment travaillez-vous en amont ?

André-Paul Duchâteau : Je rassemble une documentation suivant le sujet mais je dois dire que je fais surtout travailler mon imagination. Mes romans s’inscrivent plus dans le réel, ils se passent d’ailleurs très souvent en Belgique, dans des lieux qui me sont familiers comme Bruxelles ou la côte.

 

 

Yannick Boutot : Votre méthode de travail de scénariste a-t-elle évolué ?

André-Paul Duchâteau : Je me suis adapté suivant le dessinateur. A une certaine époque, Rosinski n’avait plus de scénario à dessiner. C’est ainsi que nous avons lancé Hans afin de garantir sa présence dans les pages de Tintin dont j’étais Rédacteur en Chef.

Tibet était très cartésien et j’avais changé une fin un peu fantastique sur un Ric Hochet, surtout j’essayais toujours de le surprendre, lui et le lecteur, comme dans « Ric Hochet contre Sherlock » qui fut un hommage à un de mes héros préféré.

J’ai eu l’occasion de travailler sur différents sujets, dans des univers différents mais avec le même amusement et la même amitié.

 

 

Yannick Boutot : Quelle a été l’influence du fantastique sur vos écrits ?

André-Paul Duchâteau : J’ai toujours beaucoup aimé la Science-Fiction. En particulier dans les pages de « Fiction » qui paraissait dans les années 50. J’étais passionné par Van Vogt ou Asimov par exemple.

 

 

Yannick Boutot : Que pouvez-vous nous dire sur Alain Chevallier ou Les casseurs ?

André-Paul Duchâteau : Alain Chevallier paraissait sous forme de comic dans Le Soir, 3 dessins/jour. Une époque aujourd’hui révolue.

Alors que nous étions dans le train pour Angoulême, Christian Denayer m’avait confié vouloir « casser » les voitures qu’il dessinait, de là sont nés « Les casseurs » avec beaucoup d’action et encore un univers policier même si nos enquêteurs étaient parfois maladroits.

Je pense que nous avions parfois dans cette série une inspiration cinématographique, « Bullit » par exemple.

 

 

Yannick Boutot : Avez-vous parfois voulu faire passer un message dans vos écrits ?

André-Paul Duchâteau : Notre ambition était clairement de divertir et d’amuser le lecteur mais cela a pu arriver. Je me souviens d’un Ric Hochet qui se passait en Amérique du Sud (NDA : « Le disparu de l’enfer ») dans une dictature qui rappelait l’Argentine et nous y décrivions des horreurs réelles.

J’ai toujours été passionné par le fait divers et l’on constate souvent que la réalité dépasse la fiction, parfois pour le pire même si la société actuelle connait de belles avancées scientifiques ou médicales.

 

 

Yannick Boutot : Quel est l’avenir de Ric Hochet suite au décès de Tibet qui en dessinait les aventures sur vos scénarii ?

André-Paul Duchâteau : Une réédition est en cours qui marche très bien. Il y a eu plusieurs essais de scénaristes et de dessinateurs et je pense que nous avons trouvé de dignes successeurs. Il fallait apporter du sang neuf même s’il y aura forcément une filiation. Le nouvel album paraîtra au printemps 2015.

Il faut garder en mémoire qu’il y a actuellement une grande crise dans l’édition et dans la bande dessinée. Les tirages et la rentabilité baissent.

J’ai signé un roman de Ric Hochet et ce fut un plaisir de reprendre les personnages de la BD et de jouer avec eux ainsi.

 

Tibet & Duchâteau

Tibet & Duchâteau

 

Yannick Boutot : Comment s’est déroulée votre collaboration à Chick Bill de Tibet ?

André-Paul Duchâteau : Nous étions alors déjà amis. J’ai répondu à sa demande en livrant une douzaine de synopsis qu’il découpait et dont il faisait également les dialogues. Cela m’a beaucoup plu.

 

 

Yannick Boutot : Quels sont vos projets et occupations ?

André-Paul Duchâteau : J’ai une page d’énigme mensuelle dans TV7 Jeux et je travaille sur un roman. Une sorte d’Arsène Lupin belge qui a réellement existé à la fin du XIXème siècle. Il était à la fois commissaire et bandit. J’espère le publier bientôt, le travail est presque achevé … si Dieu me prête vie.

 

 

Yannick Boutot : Un grand merci à vous pour votre gentillesse M. Duchâteau.

André-Paul Duchâteau : C’est moi qui vous remercie !

 

André-Paul Duchâteau & le dessinateur Bernard Swyzen qui a rendu cette interview possible

André-Paul Duchâteau & Bernard Swysen qui a rendu cette interview possible

 

Remerciements à André-Paul Duchâteau & Bernard Swysen, deux gentlemen à l’ancienne.

Bernard Swysen vient de publier « Victor Hugo » chez Joker. Un impressionnant travail de scénariste et de dessinateur qui rend un hommage mérité à ce monument de la littérature.

Août 2013 : Article publié dans Science & Univers n°8

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« Vers une initiative de défense internationale contre les astéroïdes ? »

Yannick Boutot

 

 

Carte blanche à Yannick Boutot (article publié dans le 8ème numéro de la revue

Différents types de menaces

Sommes-nous seuls dans l’Univers ?

A cette question nous n’avons pas encore de réponse définitive. Nous pourrions toutefois répondre non car la Terre, elle, n’est pas seule dans l’Univers, loin s’en faut. En effet, d’autres planètes, des étoiles, comètes et astéroïdes peuplent littéralement l’espace. Ils sont à nos portes et peuvent, éventuellement représenter une menace sérieuse en cas de collision.

Depuis, la formation de la Terre il y a 4.5 Milliards d’années, cette dernière a subi différentes vagues de bombardements. Lorsque les météorites sont de petites tailles (de l’ordre du micron), elles se désintègrent dans l’atmosphère pour donner de magnifiques étoiles filantes. Mais lorsque les météores sont de taille plus importantes (du centimètre au mètre), ils peuvent atteindre le sol et causer des dégâts. Enfin, si il s’agit d’un astéroïde de plusieurs centaines de mètres ou kilomètres, les conséquences peuvent être beaucoup plus dramatiques allant de la mort d’individus à l’extinction totale de l’espèce humaine.

Des exemples parlants et terrifiants

asteroid-night-hardy dans Espace

La crise qui eut lieu à la fin du Crétacé, il y a 65 millions d’années provoqua la disparition des Dinosaures. En effet, il est scientifiquement attesté que la chute d’un astéroïde d’une dizaine de kilomètres de diamètre plongea la Terre dans l’obscurité et le froid pour plusieurs années. Ce phénomène empêcha la photosynthèse et eu pour effet de provoquer un appauvrissement tant en plantes qu’en plancton. De nombreuses espèces de dinosaures pâtirent de cette situation même si elle ne fut pas obligatoirement l’unique responsable de leur disparition.

Cet exemple est le plus frappant, le plus connu également, mais il en existe d’autres, plus proches de nous.

En Sibérie, le 30 juin 1908 à 7h14, à Toungouska, un objet céleste entre en collision avec la Terre. Le choc, d’une puissance extraordinaire, plusieurs centaines de fois supérieure à celle d’Hiroshima, détruit la forêt sur un rayon de 20 kilomètres et provoque des dégâts jusqu’à une centaine de kilomètres. La formidable onde de choc fut enregistrée jusqu’en Europe Occidentale et aux Etats-Unis ! Là encore, cet événement et les incendies ainsi provoqués entraînèrent un bouleversement climatique puisque les fumées traversèrent alors l’Europe jusqu’à l’Espagne. Il est aisé d’imaginer quelles auraient été les terribles et meurtrières conséquences si ce corps céleste était tombé sur une zone habitée.

Encore plus près de nous, le 15 février 2013, à Tcheliabinsk, un météore de 17 mètres de diamètre et de 10 000 tonnes se désintègre à environ 20 kilomètres d’altitude en libérant une énergie 30 fois supérieure à celle d’Hiroshima. Cet événement a fait plus de 1 000 blessés et a entraîné d’importants dégâts, à hauteur de 25 M d’euros. Pour la première fois, les politiques prennent pleinement la mesure de l’événement. Le leader nationaliste russe Vladimir Jirinovski ravive stupidement le souvenir de la Guerre Froide et parle d’une nouvelle arme testée par les américains alors que le Premier Ministre, Dimitri Medvedev, déclare que la pluie de météores « prouve que la planète entière est vulnérable« [1]. En effet, l’événement de Tcheliabinsk n’est pas le seul à frapper la Russie en ce mois de février 2013, il ne s’agit pas d’un cas isolé mais d’une véritable pluie de météores aux graves conséquences humaines et financières.

Les conséquences en cas de collision avec des météores plus importants ou plus nombreux seraient dévastatrices.

Quels sont les moyens à disposition de l’homme pour se prémunir de cette menace ?

Une initiative de défense spatiale relativement ancienne

L’espace a toujours fasciné l’Homme. Scientifiquement et économiquement par les retombées permises par la conquête spatiale et ses avancées technologiques, mais également philosophiquement afin de repousser les limites de nos connaissances et l’horizon de l’humanité. En dépit de tout cela, l’espace représente également un danger face auquel l’Homme n’est que bien peu de choses. Cette situation nous invite à l’humilité.

ronald-reagan-1981-239x300 dans Futur

Cette humilité ne doit pas nous empêcher de créer les moyens de notre défense ou nous empêcher de rêver. Ainsi, un programme ambitieux pouvant servir de point de référence a déjà été mis sur pieds par le passé pour un usage quelque peu différent. Le 23 mars 1983, alors que la Guerre Froide est toujours une réalité, Ronald Reagan, Président des Etats-Unis, lance le projet d’Initiative de Défense Stratégique (IDS), également baptisé « Guerre des Etoiles ». Ce programme ambitieux, utopique selon certains, est un projet de réseau de satellites dont le rôle serait la détection et la destruction de missiles balistiques lancés contre les États-Unis. Le retentissement de cette annonce est phénoménal, tout comme ces conséquences. Il constitue une remise en cause de l’équilibre de la terreur entre les Etats-Unis et l’Union Soviétique, certains pays craignent également que les Etats Unis ne se replient alors sur eux-mêmes en renouant avec l’isolationnisme. Or, l’ambition de Ronald Reagan semblait être légèrement différentes de ce qu’en ont compris les observateurs de l’époque. Ainsi, l’ancien Président déclare dans ses Mémoires[2] : « Je leur ai dit que j’étais prêt à en faire profiter tous ceux qui accepteraient de renoncer aux missiles nucléaires. Nous savons tous comment fabriquer ces engins. Un jour ou l’autre arriverait un fou qui posséderait cette arme et nous ferait chanter à moins que nous n’ayons une défense à lui opposer« . Ce projet était également soutenu par un homme politique américain controversé : Lyndon LaRouche[3]. Ce fervent partisan de l’IDS mena même une mission officieuse en Union Soviétique afin de convaincre les autorités de s’associer à ce projet et de sortir ainsi de la logique de Guerre Froide sur un projet commun profitable aux deux nations et visant à faire émerger de nouveaux principes technologiques et économiques. Cette tentative échoua face aux conservateurs des deux pays. Le projet fut donc développé uniquement aux Etats-Unis jusqu’à envisager la mise en place d’armes laser en orbite avant d’être officiellement abandonné en 1993.

Le projet de l’IDS proposait donc la surveillance et la destruction de missiles lancés contre les intérêts américains. Il aurait été tout à fait envisageable d’imaginer pareil projet de surveillance passive et de destruction à l’égard de menaces extraterrestres. Le tout est de s’en donner les moyens et l’IDS, s’il n’a pas vu le jour, constitue tout de même un précédant, une inspiration et une première étape.

Les pistes récentes

jean-pierre-luminet-par-georges-seguin1-200x300 dans Science & Univers

Face à ces menaces, parfois ignorées ou minimisées, des pistes existent et sont actuellement explorées. Une prise de conscience a tout de même récemment eu lieu. Ainsi, Jean-Pierre Luminet, astrophysicien à l’Observatoire de Meudon et Directeur de Recherche au CNRS, a publié fin 2012 un livre baptisé Astéroïdes : la Terre en danger[4]. Selon lui, « Il est établi que la chute d’un corps de 10 kilomètres de diamètre déclencherait un cataclysme comparable à celui qui, selon toute vraisemblance, a provoqué l’extinction des dinosaures il y a 65 millions d’années. Le monde entier retint donc son souffle quand, en décembre 2004, l’astéroïde Apophis, un géocroiseur pesant quelque 27 millions de tonnes, fut découvert : les calculs établissaient qu’il devrait croiser notre route le vendredi 13 avril 2029 avec une probabilité de collision affolante : 1 risque sur 37 ! L’énergie alors dégagée, équivalente à 58 000 bombes comme celle qui frappa Hiroshima, suffirait pour détruire un pays de la taille de la France. Les données recueillies peu après contredirent heureusement cette perspective mais révélèrent qu’Apophis reviendrait frôler la Terre le dimanche de Pâques 2036. On estime que la Terre est bombardée quotidiennement par 1 000 tonnes de matière céleste, du grain de poussière à la pierre de 100 kilos, et que plus de 3 millions de géocroiseurs, dont près de 90 % restent indétectés à ce jour, sillonnent le système solaire. Inéluctablement, tôt ou tard, un astéroïde du type d’Apophis menacera notre planète ».

On ne saurait être plus clair.

Le danger est donc bien réel, connu de tous, aussi convient-il de l’envisager sérieusement et sans catastrophisme excessif contrairement aux tenants de la fin du monde du 21 décembre 2012.

Trois méthodes sont généralement envisagées pour nous protéger d’un impact éventuel :

  • soit l’usage du « tracteur gravitationnel » (utilisation de la faible masse d’un véhicule pour attirer l’objet hors de sa trajectoire),
  • soit l’« impact cinétique » (un choc provoqué par un objet lourd lancé sur lui pour le faire dévier),
  • soit de le faire exploser (avec une charge nucléaire), option de dernier recours.

Différentes recherches ont été initiées.

Les Russes mènent actuellement des travaux sur le sujet et souhaitent collaborer avec d’autres nations. C’est cette volonté qu’a récemment exprimé Dmitri Rogozine, ancien Ambassadeur de la Russie auprès de l’OTAN et actuel Premier Ministre adjoint. Ce projet est nommé Initiatives de Défense Terrestre (IDT) et a été entériné par le Parlement russe. Compte tenu du coût et des enjeux d’un tel projet, les russes en appellent à la coopération internationale seule garante de la réussite de cette initiative.

lyndon-la-rouche-275x300 dans Science Positive dans les Medias

Aux Etats-Unis, Lyndon LaRouche, aujourd’hui âgé de 90 ans, envisage très sérieusement cette possibilité et ses liens noués avec des scientifiques russes du temps de l’IDS crédibilisent son action. Défendre la Terre implique pour lui une vision à long terme mais également une volonté politique clairement affirmée.

En Europe, Astrium, du groupe EADS, vient de lancer un programme européen ambitieux baptisé NEOShield[5] qui repose sur l’envoi dans l’espace d’un impacteur cinétique destiné à dévier l’objet de la menace par une collision avec lui. Parmi les enjeux technologiques fondamentaux de cet impacteur cinétique, le plus difficile est sans aucun doute son mode de guidage, de navigation et de contrôle jusqu’au rendez-vous avec le géocroiseur, qui implique des vitesses supérieures à 10 km / seconde et une précision spatiale de l’ordre de quelques mètres seulement. Astrium dirigera les travaux d’un véritable consortium industriel chargé de définir à quoi pourrait ressembler le futur bouclier de la Terre. Ainsi, deux équipes d’Astrium réfléchiront en parallèle à différents concepts en s’appuyant sur leurs expériences respectives. Astrium supervisera également les travaux techniques de partenaires internationaux qui se concentreront sur deux autres concepts de déviation d’astéroïdes :

  • Le premier repose sur l’attraction gravitationnelle entre le corps céleste et un véhicule spatial : par sa présence prolongée à proximité du géocroiseur, le véhicule peut faire office de « tracteur gravitationnel » et faire dévier le corps de son orbite. Ce concept sera étudié par l’Institut Carl Sagan de Palo Alto, en Californie, qui entreprendra également des travaux similaires au profit de la NASA.
  • L’autre concept envisagé est une déviation (et non une destruction) par une explosion proche de la surface de l’astéroïde. Ce concept de déviation par effet de souffle sera exploré par l’institut de recherche russe TsNIImash, qui travaillera également pour le compte de l’Agence spatiale russe Roscosmos.

Pour Detlef Koschny, Directeur du segment des objets géocroiseurs de l’Agence Spatiale Européenne (ESA), les lignes commencent à bouger même si les évènements de Tcheliabinsk n’ont pas encore entrainé une véritable prise de conscience de la part des dirigeants européens. L’ESA mène tout de même un ambitieux programme baptisé programme de surveillance de l’environnement spatial (SSA) comprenant le développement d’un télescope à « œil de mouche » permettant une meilleure observation et la détection trois semaines à l’avance des objets d’un diamètre aussi petit que celui de la météorite de Tcheliabinsk, à condition toutefois qu’ils ne viennent pas d’une direction proche du Soleil. Enfin, la formation du Réseau international d’alerte aux astéroïdes (IAWN) est en train d’être organisé sous la houlette de la NASA. Detlef Koschny semble plutôt confiant et a déclaré que « les choses suivent ainsi leurs cours et tout se passe selon ce qui a été discuté et planifié.« 

Trois réflexions sont donc actuellement lancées en Russie, aux Etats-Unis et en Europe. Si ces politiques sont encourageantes, la route a parcourir est encore longue et une telle infrastructure ne peut se concevoir de manière isolée. Il faudra donc tôt ou tard que les hommes et les nations s’unissent. Une Initiative de Défense contre les astéroïdes et les comètes n’est donc plus totalement du domaine de la science-fiction et certains l’envisagent très sérieusement même s’il convient d’en préciser certains points. Ainsi plusieurs méthodes sont actuellement envisagées. Il nous faut tout d’abord « voir plus loin » afin de calculer et d’anticiper les trajectoires des géocroiseurs avec la plus grande justesse. Alors, il sera ensuite envisageable de se prémunir de la menace conformément aux trois méthodes envisagées même si le choix de faire exploser un géocroiseur ne saurait être utilisé qu’en dernier recours en raison de son caractère aléatoire et du risque de voir ensuite tomber sur Terre de très nombreux fragments tout aussi dangeureux. Le film catastrophe « Armaggedon » n’était à ce titre qu’une œuvre de fiction !

Ces programmes et ces recherches impliquent également une réflexion philosophique.

Constantin Tsiolkovski déclara en 1903 :

« La Terre est le berceau de l’humanité.

Peut-on passer sa vie entière dans son berceau ?« 

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Il nous faut donc voir plus loin pour parfaire nos connaissances, pour élargir l’horizon de l’humanité, mais également afin de protéger notre berceau. Pour Jacques Cheminade, ancien candidat à l’élection présidentielle française en 1995 et en 2012, et très investi sur ces questions « l’enjeu est d’assurer une défense terrestre mais également de proposer un avenir commun à l’humanité qui soit l’ultime condition de la paix entre les peuples« [6]. Les initiatives existantes nécessiteront de nouvelles avancées technologiques et scientifiques, et de lourds moyens  afin de construire de nouveaux équipements tels que de nouveaux instruments de calcul, d’observation et de propulsion.

La défense face à ces menaces n’est pas anecdotique, comme l’a si bien dit l’écrivain Arthur C. Clarke : « Les dinosaures ont disparu parce qu’ils n’avaient pas de programme spatial« .


[1] Déclaration du 15 février 2013.

[2] Ronald Reagan, Une vie américaine, Mémoires, Jean-Claude Lattès, 1990

[3] Concernant Lyndon LaRouche de nombreuses informations sont disponibles sur le site Internet de son mouvement politique, le LaRouchePAC (LaRouche Political Action Committee) : http://larouchepac.com

[4] Jean-Pierre Luminet, Astéroïdes : la Terre en danger, Le Cherche Midi, 2012

[5] Voir http://www.neoshield.net/en/index.htm

[6] Entretien téléphonique réalisé le 16 avril 2013

Nouvelle année, nouveau blog

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Le blog fait peau neuve en cette nouvelle année 2011 que je vous souhaite bonne heureuse !

Je tiens tout d’abord à remercier les visiteurs et les lecteurs du Singulier destin du château de Sallegourde. Le livre, consacré à un édifice méconnu du patrimoine villenavais, n’en a pas moins trouvé son public, localement mais également, et peut être paradoxalement, au niveau national.

2010 fut une année particulièrement riche sur les plans personnels et professionnels, 2011 ne le sera pas moins. J’ai ainsi créé l’association culturelle « Villenave d’Arts » dont je vous parlerai plus en détails prochainement. Cet engagement répond à un profond intérêt pour la culture. 

J’aurai l’occasion de vous reparler de tout cela prochainement !

En attendant, je vous invite  à parcourir ce blog « relooké ».

 

Bien à vous,

Yannick Boutot

Conférence à la médiathèque

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Ma conférence consacrée au Singulier destin du château de Sallegourde a eu lieu le 27 janvier dernier. Une vingtaine de personnes avaient répondu à l’appel, ce qui constitue un assez bon résultat compte tenu du fait que le journal Sud-Ouest n’avait pas pu (pas voulu ?) annoncer la manifestation.

Martine Jardiné, Conseillère Générale de Villenave d’Ornon, a fait un très bon discours de présentation avant de me laisser la parole. J’ai donc brièvement présenté le château avant de revenir sur le destin mouvementé de quelques uns de ses propriétaires.

La soirée s’est ensuite terminée par une séance de dédicaces de mon livre, Le singulier destin du château de Sallegourde, qui a remporté un franc succès.

Je tiens à remercier chaleureusement l’équipe de la Médiathèque, Martine Jardiné, ainsi que les personnes présentes pour m’avoir écouté.

Yannick Boutot

Je vous rappelle que mon livre est toujours en vente en m’écrivant à yannickboutot@yahoo.fr

Conférence sur « Le singulier destin du château de Sallegourde »

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 J’ai l’honneur de vous annoncer que je donnerai une conférence consacrée au « Singulier destin du château de Sallegourde » le 27 janvier 2010 à 18 heures au sein de la Médiathèque de Villenave d’Ornon, 46 bis rue Jean-Jacques Rousseau.

A cette occasion, plusieurs exemplaires de mon livre, Le singulier destin du château de Sallegourde, seront disponibles à la vente au tarif de 9.90€.

Couverture du roman de Sallegourde

Espérant vous rencontrer lors de cette manifestation et en remerciant les médias qui ont su relayer l’évènement.

Yannick Boutot

Pour les fêtes : Nouvelle couverture pour « Le singulier destin du château de Sallegourde »

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En cette période de Fêtes de fin d’année, j’ai le plaisir de vous annoncer que mon livre, Le singulier destin du château de Sallegourde, est maintenant disponible avec une couverture pelliculée brillante.

 

Un meilleur rendu pour le même prix

Je tiens également à remercier mes lecteurs et reste à votre entière disposition afin de répondre aux questions que vous pouvez me faire parvenir en m’écrivant directement à yannickboutot@yahoo.fr .

La rédaction de ce livre a été une aventure humaine très enrichissante et la promotion continue à travers diverses manifestations qui devraient être annoncées prochainement.

Je reste bien évidemment ouvert à toutes propositions concernant tout travail d’écriture ou animation de conférence.

Pour commander Le singulier destin du château de Sallegourde cliquez sur l’image ci-dessous

(paiement en ligne sécurisé par le C.I.C.)

Le livre Destin du château de SallegourdePour les fêtes : Nouvelle couverture pour

Pour un exemplaire dédicacé, contactez directement l’auteur à yannickboutot@yahoo.fr

Remercié par Paul-Loup Sulitzer

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J’ai eu le privilège de m’occuper des travaux de documentation relatifs au dernier livre de Paul-Loup Sulitzer consacré au procès de l’affaire des ventes d’armes à l’Angola, aussi appelé Angolagate ou Affaire Falcone.

Aussi, j’ai la joie de vous annoncer que Paul-Loup Sulitzer me remercie au début de ce livre, Angolagate, chronique d’un scandale d’Etat, publié aux Editions du Rocher le 17 septembre.

L’adresse du site 100% Sulitzer dont je suis le créateur figure également au sein du livre.

Plus d’infos sur 100% Sulitzer ici

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