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» Catégorie : Ma critique littéraire


Critique de « La Révélation de Chartres » de Christophe Ferré

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« Il n’y a de Dieu qu’Allah l’Unique » : la profession de foi islamique est gravée trois fois dans le grand vitrail occidental de la cathédrale représentant la vie du Christ. Pour quelle étrange raison ?

Révélation de Chartres

C’est à cette question, mais également à bien d’autres, que se propose de répondre Christophe Ferré dans son dernier livre, un thriller mystique intitulé « La Révélation de Chartres« . Force est de constater que ce thriller contient bon nombre de révélations mais que son auteur sera également une révélation pour certains lecteurs de thriller.

Christophe Ferré a déjà une longue carrière derrière lui. Une carrière qui lui a souvent valu d’être récompensé, comme pour « La Chambre d’Amour » (Arléa), Grand Prix international de la fiction radiophonique en 1999, ou pour « La Photographe » (éditions du Moteur), Grand Prix de la nouvelle de l’Académie française en 2010.

Au delà du thriller (bien écrit, plaisant et très documenté sur sa partie historique), Christophe Ferré livre également une réflexion philosophique sur l’époque et ses périls. 
A mon sens cela fait écho à d’autres livres de l’auteur (« L’année du sang », « GIGN, 40 ans d’actions extraordinaires » co-écrit avec Roland Môntins).
On note également certains thèmes communs : peur du totalitarisme, allusions à la figure et à l’assassinat de JFK, certains complots en toile de fond. Le pessimisme par réalisme de Christophe Ferré est doublé d’un optimisme philosophique, voire presque religieux, auquel on sent que l’auteur veut croire et qu’il souhaite mettre en avant à travers ses écrits en dépit d’une sombre réalité. 
 
En bref, Christophe Ferré signe ici un très bon thriller, un livre divertissant mais a plusieurs niveaux de lecture. On attend la suite avec impatience !

Loup Durand, écrivain prolifique

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 Je voulais vous parler d’un auteur méconnu, Loup Durand, qui fut très certainement un écrivain majeur du XXème siècle. Un écrivain au succès colossal, sous son nom, mais également en tant que nègre ou collaborateur.

Une situation dont il semblait fort bien s’accommoder.

 

Loup Durand, écrivain prolifique dans Ma critique littéraireLoup Durand (18/09/33 – 18/04/95) fut tout d’abord et essentiellement un reporter. Bourlingueur de première, il fut, si l’on en croit sa légende, mais faut-il la croire, docker, postier, j’en passe et des plus originaux.

Il débute sa carrière littéraire en 1967 avec La porte d’or, Prix du quai des orfèvres mais ne se tourne véritablement  vers l’écriture et la littérature qu’à partir de 1976 soit à 43 ans. A cet âge, comme il le dit lui même, son envie d’écrire est « proprement féroce ». L’envie de rattraper le temps perdu. En 1976 il publie Le caïd, son Parrain, et Un amour d’araignée qui lui vaut le prix du roman d’aventures. Véritable forçat de l’écriture, il signe 9 romans de science-fiction de la série TNT en 2 ans, sous la direction de Pierre Rey et se lâche totalement. Ce dernier fut-il son ami ? On peut le penser.

S’il publie quelques livres au début des années 80, il est surtout présenté en 1987 comme le nègre de Paul-Loup Sulitzer. Il se défendra toujours de ces accusations, peu importe la vérité à vrai dire. S’il est sûr que Paul-Loup Sulitzer et Loup Durand travaillèrent ensemble, les modalités de cette alliance n’appartiennent qu’à eux et ceux-ci étaient authentiquement liés par une solide amitié.

C’est surtout en 1987 que Loup Durand publie ce qui sera son chef d’oeuvre : Daddy. Une course-poursuite entre un jeune garçon surdoué de 7 ans détenteur d’un formidable secret et un philosophe nazi.  Un jeu d’échec machiavélique et dangereux dans lequel s’affrontent l’innocence et la barbarie. Le livre aura un colossal succès avant d’être finalement adapté en téléfilm en 2003.

Il publie ensuite Le jaguar en 1989 puis Le grand silence en 1994, un an avant de s’éteindre.

Loup Durand fut également scénariste de bandes-dessinées avec Le Maltais, TNT, Daddy, et de longs métrages dont « Dancing Machine » , pour Alain Delon, co-écrit en particulier avec le musicien Ceronne et Paul-Loup Sulitzer !

Loup Durand avait un goût prononcé pour les personnages forts. Ses héros sont souvent seuls mais dotés de ressources inépuisables. Il avait également un goût prononcé pour l’histoire et un sens du rythme affuté quoique parfois un peu lent. Son style, privilégiant l’histoire et le scénario, était néanmoins marqué par la place accordée aux descriptions et plus encore aux sentiments des protagonistes.

Il reste, compte tenu de ses diverses et nombreuses collaborations, un des auteurs les plus prolifiques du XXème siècle. 

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Edward M. Kennedy raconté par lui-même

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 Peu de temps avant de mourir, Edward M. Kennedy avait enregistré plusieurs interviews autobiographiques. Cette vidéo est l’occasion pour lui de revenir sur divers évènements de sa vie et de délivrer un dernier message.

 La vidéo constitue une courte introduction à la lecture de son autobiographie, True Compass.

http://www.dailymotion.com/video/xaa9nu

La véritable histoire des châteaux de la Loire de Jean des Cars

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Avec La véritable histoire des châteaux de la Loire, Jean des Cars, fils du célèbre romancier Guy des Cars, livre un superbe livre historique sur un des fleurons patrimonial de notre Histoire

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Le livre que vient de publier Jean des Cars chez Plon n’est pas un énième beau livre consacré aux châteaux de la Loire. Derrière ce livre richement illustré se cache un véritable ouvrage historique consacré aux histoires, plus ou moins célèbres, de ces châteaux.

Le fond et la forme sont donc particulièrement réussis et Jean des Cars s’inscrit dans la lignée des Castelot et des Decaux.

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Jean des Cars

Critique de L’énigme du pôle d’Henri Vernes

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A près de 90 ans, Henri Vernes, le père de Bob Morane revient avec un nouveau double roman écrit en collaboration avec Christophe Corthouts, jeune auteur talentueux. Malgré les problèmes de distribution, j’ai tout de même réussi à me procurer un exemplaire du livre, en voici la critique.

Bob Morane

L’énigme du pôle

Par Henri Vernes avec la collaboration de Christophe Corthouts

 

 

Le premier tome, La chose dans les glaces, avait agréablement surpris malgré une présentation un peu longue du personnage d’Audrey Lequanne. Cela est d’autant plus dur à justifier que ce personnage ne se révèle pas ensuite particulièrement déterminant lors de l’aventure suivante. Néanmoins, ce premier tome marquait un retour à un Bob Morane de qualité avec de bonnes descriptions, une certaine tension et un bon suspense.

Autant le dire tout de suite, avec ce second volet de L’énigme du pôle, le pari est gagné d’entrée de jeu et la bonne impression laissée par le premier tome se confirme rapidement. Tension dramatique, multiples rebondissements, péripéties variées, méchants convaincants et scénario soigné, rien ne manque à ce Bob Morane pour figurer haut la main parmi les meilleurs opus depuis longtemps.

Néanmoins, quelques petits défauts subsistent, Bob Morane parvient parfois bien facilement à se libérer et l’orthographe des personnages est parfois malmenée (Audrey Lequanne devient Audrey Lakanne entre les deux tomes alors que Roman Orgonez reprend son véritable nom d’Orgonetz comme si de rien n’était).

Toutefois, ne boudons pas notre plaisir, à bientôt 90 ans en octobre prochain, Henri Vernes revient avec un bon roman qui n’a rien à envier à ceux de la grande époque. La collaboration avec Christophe Corthouts a donc été fructueuse l’apport de ce dernier se révélant frappant sur de nombreux éléments techniques et sur certaines parties du scénario qui n’en rendent ce numéro 206 de la saga que meilleur.

Yannick Boutot

 

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